Sections parallèles

La section parallèle dresse chaque année un panorama autour d’un thème cher aux engagements du Festival : après l’environnement (Turbulences) en 2015 et la musique (Itinérances Musicales) en 2016, le Festival consacre cette section 2017 à la photographie : Liberté(s) de voir.

La photographie, présente dans les films de la section, se révèle comme trace ou absence, comme filtre pour questionner l’autre. Un tirage à double exposition où la réalisatrice, souvent photographe, pose aussi la question de celle qui regarde. En 2000, nous rendions déjà hommage aux femmes directrices de la photographie. Pour la première fois, nous projetons ces leçons de cinéma en continu pendant toute la période du Festival.

Cette section parallèle donne lieu à 5 expositions de photographie : Quebrada de Humahuaca de Livia Saavedra ; B.O de Sabracane ; Ludwig Ad L… de Karine Saporta ; Catlin and I de Zanela Muholi ; Canopée et Isométrie de Mathilde Magnée.



Courts-métrages

ESTABLISHING EDEN
RANGER LES PHOTOS
UN VOYAGE À LIPARI –…
SALUT LES CUBAINS
ULYSSE
DETOUR DE FORCE

Longs-métrages

A GRANDMA
LE BEAU MONDE
CAHIER AFRICAIN
ASCENT
THE MAN WHO SAW TOO…
À LA RECHERCHE DE VIVIAN…
BELLE DE NUIT Griselidis Real,…
KOMMUNALKA
LES YATZKAN
UNE PLACE SUR LA TERRE
BETTY MARCUSFELD
LITTLE GO GIRLS
MY LITTLE PRINCESS
THE NOTORIOUS BETTIE PAGE
OUT OF FOCUS / XU…
VIVRE AVEC SON OEIL
EL PATIO
MÔIPPEN MAMA ! (L’Entre deux)
CONFESSIONS TO THE MIRROR
DIFFICULT LOVE

Dorothy Arzner

– En partenariat avec la Cinémathèque française –

Le travail du festival consiste depuis 39 ans à révéler l’œuvre des femmes cinéastes, vidéastes, documentaristes… du monde entier, d’en souligner l’apport original, de créer un espace de mise en valeur de leur travail d’investigation et de critique de la réalité ou de leurs propres créations. Ce qui a suscité notre intérêt particulier pour le travail de Dorothy Arzner et ce, dès 1986, c’est qu’il interroge fondamentalement l’identité, le sens de la vie et nos perceptions, à travers des fictions dont le happy end reste incertain et posé comme une interrogation ouverte. Et où les femmes habitent des rôles courageux et exposés aux luttes de classe et de genre.

« L’œuvre de Arzner est parsemée de portraits de femmes volontaires, ambitieuses, courageuses et solidaires. Elle aime les femmes et ne craint pas de les montrer. On pourrait dire qu’elle est féministe de cœur sinon d’intentions »
Thérèse Lamartine, extrait de Elles cinéastes ad lib 1895 – 1981


Longs-métrages


L’INCONNUE DU PALACE / THE…
DUEL DANS LA NUIT /…
WORKING GIRLS
SARAH ET SON FILS /…
IL FAUT QUE TU M’ÉPOUSES…
NANA
HONOR AMONG LOVERS
L’OBSESSION DE MRS CRAIG /…
ANYBODY’S WOMAN
CHANTEZ, DANSEZ, MES BELLES !…
MERRILY WE GO TO HELL
PARAMOUNT ON PARADE
LA PHALÈNE D’ARGENT / CHRISTOPHER…
LES ENDIABLÉES / THE WILD…


Yannick Bellon

– En partenariat avec Les 3 Luxembourg –

Yannick Bellon est naturellement une compagne du festival de Créteil. Cette rétrospective de 2017 est l’occasion de revisiter son parcours, en partant de son premier film, Goémons, qui a marqué son temps, lancé sa carrière à 24 ans et touché plusieurs générations de cinéphiles et cinéastes. […]

Eric Leroy



Courts-métrages


COLETTE
ZAA, LE PETIT CHAMEAU BLANC
GOÉMONS
UN MATIN COMME LES AUTRES
LE SOUVENIR D’UN AVENIR


Longs-métrages


QUELQUE PART QUELQU’UN
LA TRICHE
L’AMOUR VIOLÉ
LES ENFANTS DU DÉSORDRE
L’AFFÛT
LA FEMME DE JEAN
L’AMOUR NU


Danielle Darrieux

– En partenariat avec le Grand Action –

Danielle Darrieux est née le 1er mai 1917 à Bordeaux. Sa carrière est d’une longévité exceptionnelle (1931-2010) et se déploie dans plusieurs champs artistiques : cinéma, chanson, théâtre, télévision, music-hall. Pourtant, aucun ouvrage de référence ne lui a encore été consacré. Le centenaire de sa naissance est l’occasion de réparer cet oubli.

Au cinéma, depuis le début des années 1930, elle a incarné successivement : – les désirs d’émancipation des jeunes filles pendant les années 30 – des femmes autonomes pendant l’Occupation – des femmes intelligentes suscitant la peur après-guerre – la muse d’un cinéma moderne alternatif dans les années 80 – une figure valorisante du vieillissement dans les années 2000. À travers ces successives métamorphoses, elle n’a cessé d’être une figure moderne du féminin, y compris dans son image médiatique. Dans le contexte d’un cinéma populaire abonné à des stéréotypes féminins dévalorisants, elle a pu trouver le succès en construisant une persona contradictoire, entre émancipation et soumission aux normes du féminin.



Courts et Longs-métrages


PREMIER RENDEZ-VOUS
LE JOUR DES ROIS
LA VÉRITÉ SUR BÉBÉ DONGE
MARIE-OCTOBRE
OCCUPE-TOI D’AMÉLIE !
TOURNONS ENSEMBLE, MADEMOISELLE DARRIEUX
8 FEMMES
MADAME DE…
EN HAUT DES MARCHES

Hommage à Nathalie Magnan

Nathalie Magnan est une théoricienne et activiste des médias. Elle a enseigné à l’université en France et à l’étranger. Elle était professeure à l’école nationale supérieure d’art de Bourges. Elle a traduit plusieurs textes majeurs sur la vidéo et l’art en réseau ainsi que ceux de Donna Haraway dont elle a introduit la pensée en France. Ses films ont été réalisés aux Etats-Unis pour des télévisions d’accès public, en France pour Canal+ notamment. Son œuvre, nourrie de cyberculture, intégrant le cyberféminisme, reste celle d’une éclaireuse. Récemment disparue, elle sera à l’honneur de notre festival. Nous lui rendons hommage et contribuons à la sauvegarde de son travail, à la protection de ses œuvres et de sa mémoire, en favorisant la numérisation de leurs supports encore épars et variés.

Soirée d’hommage le Samedi 11 mars – 18h30 à la MAC (Petite salle)

Avec la projection des films :

Il n’y a pas de fumée sans feu | FR. | 1996 | 27’


Un homme sur deux est une femme | FR. | 1996 | 5’

Lesborama | FR. | 1995 | 30’

Internautes | FR. | 1995 | 13’

D’autres films sont disponibles à l’espace IRiS pendant toute la durée du festival :  L’Éprouvante éprouvette / Donna Haraway Reads the National Geographics of Primates / The Gringo in Mañanaland (co-réalisé avec Dee Dee Halleck) / Avez- vous vu la guerre ?

Femmes, genre et cinéma : courts métrages

Projections le Samedi 18 mars à 18h30 à la MAC (Petite salle)

69 sec de Laura Nicolas (Belgique | 2016 | animation | 2’)

Dans un carré un couple s’imbrique et se remodule comme un jeu de puzzle.

Shamanic Killer de Catherine Corringer (France | 2016 | fiction | 20’)

Gabriel, 17 ans, se réveille allongé sur le sol, entouré des cadavres de ses camarades de classe.

Sorcière queer de Camille Ducellier (France | 2015 | documentaire | 12’)

Portrait d’un monstre à deux têtes. Épisode 1 de la série Salvia.

Cosmic ass de Marilou Poncin (France | 2015 | documentaire | 15’)

L’artiste Fannie Sosa analyse la pratique du Twerk, en abordant l’aspect féministe de cette pratique.

Et, en film de clôture du festival le Samedi 18 mars à 21h – MAC (Petite salle)

Born in flames, de Lizzie Borden (États Unis | 1983 | fiction | 1h20) – Voir la fiche film