Rendez-vous

[Ven 9.03 à 20h30] SOIRÉE D’OUVERTURE & AVANT-PREMIÈRE

20H30 – Présentation de la 40ème édition
21H15 – Avant-première : Marlina, la tueuse en 4 actes, de Mouly Surya

Indonésie|2017|fiction|1h34|vostfr

Sous l’égide du Département du Val de Marne (94) Et en présence des jurys et des réalisatrices invitées.

Marlina, la tueuse en 4 actes, de Mouly Surya. Un western dont la justcière est une femme, c’est rare !
« Au cœur des collines reculées d’une île indonésienne, Marlina, une jeune veuve, vit seule. Un jour, surgit un gang venu pour l’attaquer, la violer et la dépouiller de son bétail. Pour se défendre, elle tue plusieurs de ces hommes, dont leur chef. Décidée à obtenir justice, elle s’engage dans un voyage vers sa propre émancipation. Mais le chemin est long, surtout quand un fantôme sans tête vous poursuit.

Mouly Surya est considérée comme l’une des cinéastes les plus prometteuses d’Indonésie.
En 2014, le Festival a présenté en compétition fiction, son second long métrage What They Don’t Talk About When They Talk About Love.

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[Samedi 10 mars à 16h30] Master Class de Margarethe von Trotta

Animée par Jackie Buet, directrice du festival

 

 

 


[Dim 11.03 à 16h] HOMMAGE À DELPHINE SEYRIG

Sois Belle et Tais-Toi de Delphine Seyrig

Mai Zetterling et Delphine Seyrig Festival au FIFF 1986
France | 1976 | documentaire| 1h50

Le Festival de Films de Femmes, en partenariat avec le Centre audiovisuel Simone de Beauvoir, rend hommage à l’actrice Delphine Seyrig. Delphine Seyrig interviewe vingt-quatre actrices françaises et américaines sur leur expérience professionnelle en tant que femme, leurs rôles et leurs rapports avec les metteurs en scène, les réalisateurs et les équipes techniques. Bilan collectif plutôt négatif en 1976 sur une profession qui ne permet que des rôles stéréotypés et aliénants.

Nicole Fernandez Ferrer, déléguée générale du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir sera présente pour animer cet événement hommage.

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[Sam 11.03 à 16h] SÉANCE CGET

Ouvrir La Voix d’Amandine Gay

En présence de Marie-Julie Chalu, protagoniste du film

France | 2017 | documentaire | DCP | 2h02

Ouvrir La Voix est un documentaire de création qui bouscule les codes du film d’entretiens. Pensé et réalisé comme une grande conversation entre vingt- quatre femmes noires de France et de Belgique, le film débute le jour où elles se sont découvertes noires, en contexte minoritaire, et se termine avec leurs aspirations pour le futur. C’est aussi un hommage aux artistes noires que la réalisatrice a rencontrées à l’époque où elle était encore comédienne, c’est pourquoi le film est ponctué de répétitions et de performances (burlesque, théâtre, etc.). Ce lm donne l’opportunité à celles qui sont habituellement racontées ou silencées, de se raconter et d’être en charge de leur représentation à l’écran. C’est donc, enfin et surtout, une histoire de femmes puissantes et touchantes.

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[Dim 11.03 à 20h30] AVANT-PREMIÈRE

Nobody’s Watching, de Julia Solomonoff

En présence de la réalisatrice Julia Solomonoff et de l’équipe d’Epicentre Films

(Argentine/Colombie/Brésil/États-Unis/France | 2017 | fiction | DCP | 1h41 | vostf)

Nico est un comédien argentin tout juste installé à NewYork. Dans l’attente de trouver un rôle, il enchaîne les petits boulots pour s’en sortir. Sa vie affective et sociale s’en trouve bouleversée. Quand un ancien amant lui rend visite, tout vacille, l’obligeant à se confronter aux raisons de son exil.

Julia Solomonoff est réalisatrice, scénariste et productrice argentine. Sortie de l’ENERC (Ecole Nationale Argentine d’Expérimentation et de Réalisation Cinématographique), elle suit un Master de Cinéma à l’université de Columbia de NewYork. Elle enseigne aujourd’hui à la NYUTisch School of The Art. En 2005, elle réalise son premier long métrage, Hermanas. En 2009, elle écrit, réalise et produit son second lm Le Dernier Été de la Boyita. Le lm a été présenté au Festival de Créteil.

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[Mar 13.03 à 18h30] SOIRÉE SPÉCIALE PALESTINE

Un Long Été brûlant en Palestine de Norma Marcos

En présence de la réalisatrice Norma Marcos

France | 2017 | documentaire | 1h14 | vostfr

« Mon film Un long été en Palestine raconte la guerre de l’été 2014 à Gaza, vue depuis la Cisjordanie. Je tournais un film sur ma nièce Yara, sur les femmes et la vie quotidienne en Palestine. « J’ai 16 ans et j’ai déjà vécu trois guerres », a dit Farah Baker, une jeune fille palestinienne dans un tweet après le bombardement de sa maison à Gaza. Affligée par son tweet, je savais que mon film allait prendre une autre direction. J’ai pris alors ma caméra et ai commencé à rencontrer des Palestiniens. » Norma Marcos

Franco-palestinienne née à Bethléem, Norma Marcos fait ses débuts de cinéaste documentariste en 1994 avec L’Espoir voilé (Femmes de Palestine). En 2006, elle tourne le documentaire En attendant Ben Gourion suivi en 2010 de Fragments d’une Palestine perdue. Son dernier lm, Un long été en Palestine est présenté dans de nombreux festivals internationaux.


[Mer 14.03 à 18h] TABLE RONDE

La critique cinématographique, son rapport aux études de genre et aux études féministes

Cette table ronde est envisagée dans la perspective positive de cerner comment les films réalisés par des femmes sont en train de changer le cinéma (et parfois le monde!) et comment ils sont perçus ou inaperçus. Elle invite journalistes et critiques de cinéma à en débattre. Laure Murat pose parfaitement le thème de notre débat dans une chronique publiée dans Libération du 13 décembre 2017 :

« Le séisme provoqué par l’affaire Weinstein et ses conséquences en cascade n’est-il pas, en effet, l’occasion inespérée, et nécessaire, de relire l’histoire de l’art, du cinéma, de la littérature ? Ce chantier passionnant n’a rien à voir avec une «moralisation» de l’art et moins encore avec la censure – cela, c’est l’affaire des régimes totalitaires – mais tout avec l’analyse en profondeur de l’histoire des représentations, des discours, de leurs ambiguïtés et de leurs effets et avec une désacralisation de l’esthétisme, dont l’empire étouffe tout jugement.»

L’article de François Bégaudeau dans la revue Transfuge de janvier 2017, sur son dilemme d’être à la fois cinéphile et féministe, nous incite à relever le pari de cet échange. Notre Festival n’a de cesse de garder les liens les plus intimes avec la société, ses convulsions, ses évolutions, ses utopies, ses conflits, ses fausses pistes et ses détournements.

En présence de : François Bégaudeau (écrivain et critique de cinéma), Louise Dumas (critique de cinéma à la Revue Positif), Véronique Le Bris (auteure, fondatrice et rédactrice de la revue en ligne Ciné Women), Johanna Luyssen (journaliste à Libération), Geneviève Sellier (professeure émérite en études cinématographiques Université Bordeaux Montaigne, Animatrice du site Le genre & l’écran).

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[Mer 14.03 à 20h30] SÉANCE FESTIVAL FILMS FEMMES MÉDITERRANÉE

House in The fields de Tala Hadid

En présence de Michèle Trégan, Présidente du Festival Films Femmes Méditerranée

 Maroc/Qatar| 2017 | documentaire | DCP | 1h26 | vostf
 House in the Fields examine la vie d’une communauté rurale isolée dans la région sud-ouest du Haut Atlas au Maroc. L’histoire du peuple Amazigh a été pour la plupart, racontée, conservée et transmise par des conteurs sous une forme orale parmi les communautés pastorales parlant la langue Tamazight. House in the Fields continue cette tradition de transmission, sous forme audiovisuelle, et présente le portrait d’une communauté, restée inchangée depuis des centaines d’années.
Née à Londres et diplômée de l’université Columbia de New York, Tala Hadid est écrivain, cinéaste et photographe. Son premier documentaire Sacred Poet est consacré au réalisateur Pier Paolo Pasolini. En 2005, elle remporte le Prix Panorama du Meilleur Court Métrage à Berlin avec Tes cheveux noirs Ihsan.

[Jeu 15.03 de 10h à 13h30] COLLOQUE // ÉTATS GÉNÉREUX DU CINÉMA DES FEMMES

Femmes et cinémas en mouvement : sous le regard de l’Histoire

Le Festival International de Films de Femmes de Créteil est le plus emblématique lieu de rencontres internationales des réalisatrices et professionnelles du cinéma. Depuis, d’autres festivals de films de femmes, organisations et institutions à travers le monde, travaillent à faire évoluer la place des femmes dans le cinéma. Éclairage sur ces initiatives européennes en faveur des femmes dans les professions du cinéma.

En présence de : Charlotte Silvera (pour la charte SexismeSurEcrans), Masa Hilcisin (cinéaste et artiste vidéaste, ambassadrice tchèque du Réseau européen des femmes pour l’audiovisuel), le groupe 25 images, Actrices, Acteurs de France Associés, Festival Films Femmes Méditerranée (Marseille), Elles Tournent (Bruxelles), IFEMA Malmö, Paola Paoli et Maresa (Centre Laboratorio Immagine Donna de Florence)

La dimension historique des personnages de femmes dans les films de réalisatrices

« L’histoire des femmes s’est beaucoup développée depuis les années 1970, comme une volonté de dissiper le silence qui les recouvre, de comprendre les raisons d’une invisibilisation inhérente au système de domination qui structure les rapports de sexes. Historienne, j’ai contribué par métier et par conviction à cette aventure collective, avec le désir de faire advenir les femmes comme sujets d’Histoire. En décryptant les textes, mais aussi les images qui, plus encore que les discours, sont produits des représentations masculines. Le cinéma est, à cet égard, un champ immense que les historien(ne)s ont commencé à défricher (Geneviève Sellier par exemple).» Michelle Perrot

Michelle Perrot a eu l’occasion de participer à une expérience cinématographique. Gérard Mordillat a, en effet, tiré un film de son livre, Mélancolie ouvrière (Prix Femina/Essai 2009), dont l’héroïne, Lucie Baud (1870-1913), ouvrière en soie de Vizille (Isère), gréviste, syndicaliste, est une inconnue de l’Histoire au sort particulièrement dramatique ( diffusion prévue, Arte, 2018).

Intervenantes : Michelle Perrot (historienne), OlgaTokarczuk (écrivaine – scénariste), Ghaïss Jasser (écrivaine, compositrice et Présidente du FIFF) et les réalisatrices invitées du programme


[Jeu 15.03 à 16h] 40 ANS DU FESTIVAL – RENCONTRE AVEC JACKIE BUET

Chroniques d’un Festival par Chriss Lag et Sophie Nogier

Au travers d’interviews, de leçons de cinéma enregistrées aux fils des ans et d’archives, ces films nous font voyager dans 40 ans d’histoire du Festival International du Films de Femmes de Créteil. L’occasion de revenir aux origines de sa création, aux enjeux qui le traversent et son importance pour les réalisatrices du monde entier.

Chriss Lag est une réalisatrice et journaliste française. La représentation et la place des femmes dans la société, sont au centre de son travail. Elle réalise en 2011 Louis(e) de Ville, portrait d’une Bad Girl ! suivi en 2016 de Parole de King. Elle tourne actuellement avec Xavier Héraud Strike A Pose for Me un documentaire sur la scène Voguing parisienne. Sophie Nogier, diplômée du Conservatoire Libre du Cinéma Français, est scripte et monteuse. Ensemble, elles signent en 2018 Chroniques d’un Festival.

FILM PRODUIT AVEC LE CONCOURS DE : Festival International de Films de Femmes de Créteil du Val de Marne l’Institut National de l’Audiovisuel et de l’image animé

[Jeu 15.03 à 21h] SOIRÉE DES 40 ANS !

Spoor/Pokot de Agnieszka Holland,

En présence de Olga Tokarcuzuk, scénariste

Pologne/Allemagne/République-Tchèque/Suède/Slovaquie | 2017 | fiction | DCP | 2h08 | vostf

Janina Douchejko mène une vie isolée dans un village à la frontière entre la Pologne et la République tchèque. Charismatique et excentrique, elle semble résister aux coutumes du village axé sur la chasse, la violence, la corruption. Témoin indirecte de plusieurs meurtres qu’elle tente d’élucider, elle nous entraine dans une narration fragmentée, sans linéarité, ce qui contribue à nous perturber mais aussi à souligner ce qui intéresse l’auteure : les secrètes motivations des gens et des institutions. Ce lm puissant, ésoté- rique, politique, écologique est un lm majeur sur l’Europe profonde.

Née en 1948, Agnieszka Holland est diplômée de la FAMU de Prague. Cinéaste de plus de 30 lms, elle s’impose en 1990 avec Europa, Europa. Après un passage à Hollywood où elle signe de nombreux épisodes de séries, elle revient en Europe et réalise Spoor. Le film remporte le prix Alfred Bauer à la Berlinale 2017.  Spoor est une adaptation de son roman Sur les ossements des morts (2012).


[Ven. 16.03 à 18h30] PROJECTION RENCONTRE

 K / Together de Lorenza Mazzetti

En présence de Lorenza Mazzetti

K est un court-métrage Inspiré de La métamorphose de Kafka, un récit d’aliénation très autobiographique tourné clandestinement, de 1953. 28min

Together nous présente deux dockers sourds-muets vivant dans le vacarme des quartiers Est de Londres. Ignorant les moqueries, ils mènent, côte à côte, une vie solitaire entre docks désolés et pubs sordides. Un jour, un drame survient. 1956, 52min.


[Sam 17.03 à 15h30] PROJECTION RENCONTRE

Là où Les Putains n’Existent pas de Ovidie

En présence de la réalisatrice Ovidie

France | 2017 | documentaire | DCP

Ce film retrace la tragédie d’Eva-Marree, privée de ses enfants pour prostitution puis tuée par leur père dans les bureaux des services sociaux. Dans un réquisitoire convaincant, Ovidie dénonce les abus de pouvoir commis par un État suédois prétendument protecteur.

« La Suède se revendique comme modèle dans le monde entier, comme pays où il n’existerait aucune discrimination. Pourtant sur la question de la prostitution et de la protection des travailleurs du sexe, elle est très discriminante. On prétend que les inégalités et le sexisme sont inexistants, que la criminalité est au plus bas et que la prostitution n’existe plus. Dans ce monde parfait, le militantisme d’Eva Marree n’a pas sa place. Pourtant elle a tout sacri é pour faire entendre ses droits. Les raisons politiques sont au cœur du problème. La politique abolitionniste suédoise est encensée dans le monde entier. L’un des buts de la Suède est d’exporter sa législation et devenir la conscience morale de l’Europe. Ce meurtre signe l’échec du modèle suédois. » Jackie Buet


 [Sam 17.03 à 18h] CLÔTURE DU FESTIVAL

18H – Remise du palmarès

19H30 (environ) – Projection de Fleur d’âme, Marianne Faithfull de Sandrine Bonnaire

France | 2017 | documentaire | DCP | 1h02

Marianne Faithfull a tout connu, le succès et la célébrité à 17 ans dans le Swinging London, la vie avec Mick Jagger, l’épopée tumultueuse des Rolling Stones, le scandale, la drogue et l’addiction, la déchéance, la vie dans la rue, puis la renaissance, les honneurs et la reconnaissance artistique. L’actrice et réalisatrice Sandrine Bonnaire a voulu raconter son parcours incroyable, ses milles vies, ses rencontres avec les plus grands et son expérience de la vie hors norme.

21h – Coktail ! 


[Sam 17.03 à 21h30] FILM DE CLÔTURE

Les Filles/Flickorna de Mai Zetterling

Suède | 1968 |  fiction | 1h40

UN MAI 68 RÉSOLUMENT FÉMINISTE !

Liz, Marianne et Gunnila, trois pimpantes comédiennes suédoises fatiguées de la vie conjugale, partent en tournée présenter une comédie d’Aristophane. Dans cette farce antique, les femmes se refusent aux hommes pour les contraindre à arrêter la guerre. Tout au long de cette rocambolesque aventure, les vies personnelles et les rôles de ces trois lles se mêlent pour se confondre parfois, avec l’humour piquant d’un manifeste féministe et le constat amer d’une émancipation qui tarde à venir.

En partenariat avec L’Institut suédois de Paris