Édition 2013

Palmarès

Meilleur court métrage français
LA FEMME COTELETTE

Prix du jury de l’université Paris XII
LIZA, GO HOME !

Meilleur court métrage étranger
TEMPORARY

Prix Canal + meilleur court métrage, Mention spéciale du jury de Paris XII
LE MARIAGE

Grand prix du jury Meilleur long métrage de fiction
HEMEL

Meilleur long métrage de fiction
INCH’ALLAH

Prix du Jury Anna Politkovskaïa – Meilleur Long Métrage documentaire
ELENA

Prix du public. Meilleur long métrage documentaire.
MÊME UN OISEAU A BESOIN DE SON NID

Prix du Jury « Graine de Cinéphage »
LE SAC DE FARINE

Compétition

Longs-métrages de fiction

Egg And Stone
Made In Ash
90 Minutes
The Mirror Never Lies
House With A Turret
Inch’allah
Leones
Hemel

Longs-métrages documentaires

Lesbiana
Comme Si Nous Attrapions…
Elena
Our Newspaper
Embers
Même Un Oiseau A…
C’était Mieux Demain

Courts-métrages

Le Mariage
Entre Les Passes
Temporary
Musique De Chambre
Go West, Go East
Las Mujeres Del Pasajero
Champions
Liza, Go Home !
Good Bye Sweet Pop’s
La Femme Cotelette

Graines de cinéphage

Gulabi Gang
Nosilatiaj. La Belleza (Beauty)
Le Sac De Farine

Jurys

Jury Compétition Fiction

Christine Boisson

Reçue au Conservatoire d’art dramatique de Paris, Christine Boisson a multiplié les performances au cinéma, à la télévision et au théâtre. Elle a collaboré avec de nombreux réalisateurs, parmi lesquels Claude Lelouch, Philippe Garrel, Yves Boisset et Olivier Assayas. Au théâtre, elle excelle en interprétant Shakespeare, Harold Pinter et Peter Handke. Elle vient de jouer dans Tokyo Bar, d’après Tennessee Williams, à la Cartoucherie de Vincennes.

 

Caroline Huppert

Après des études d’histoire, de journalisme et d’arts plastiques, Caroline Huppert aborde la mise en scène de théâtre dès l’âge de 22 ans, puis le cinéma et la télévision, pour laquelle elle écrit ou réalise environ quarante téléfilms et des documentaires, dont la plupart développent des problématiques féminines. Dernièrement : Simone Veil, Mademoiselle Gigi,Eliane, Les Châtaigniers du désert, Climats, Pour Djamila.

François Quiqueré

François Quiqueré, monteur, fait ses armes dans le court métrage, notamment avec Delphine Gleize, qu’il retrouve pour son premier long métrage Carnages en 2002. Il travaille également avec Frédéric Videau, Gérald Hustache-Mathieu, Serge Bozon, Sarah Leonor ou encore le cinéaste turc Semih Kaplanoglu et, plus récemment, Elie Wajeman, Marie Monge et Axelle Ropert. Il vient de retrouver Serge Bozon pour Ce sera Tip Top (2013).

Dominique Reymond

Dominique Reymond étudie les arts décoratifs et l’art dramatique. Sur les planches, elle joue Racine, Tchekhov, Claudel, Shakespeare, Strindberg ou Reza pour Antoine Vitez, Bernard Sobel ou Luc Bondy. Au cinéma elle tourne avec Sandrine Veysset, Philippe Garrel, Olivier Assayas ou encore Benoît Jacquot. Elle sera sur scène à Créteil en avril prochain dans La Mouette, mise en scène par Arthur Nauzyciel.

Jury « Anna Politkovskaïa » Compétition Documentaire

Alain Burosse
Alain Burosse a été responsable des programmes courts à Canal +. Réalisateur de courtsmétrages et de documentaires, il participe à des expositions photographiques personnelles et collectives (polaroïds retouchés et photos numériques). Il est débateur de la sélection Labo au festival de Clermont-Ferrand, membre de la Commission des oeuvres électroniques à la SCAM et vice-président de l’Etrange Festival.

Silvia Casalino
Née en 1971 en Italie, Silvia Casalino est diplomée du Politecnico de Milan en ingénierie spatiale, et de l’École Nationale Supérieure de L’Aéronautique et de L’Espace. Depuis 2001, elle travaille au CNES à Paris. En parallèle, Silvia Casalino écrit pour certaines revues telles que Vacarme et GLU magazine. Elle réalise en 2011 un premier film No Gravity, sélectionné au Festival de Créteil en 2012.

Mirabelle Fréville
Directrice artistique sur des festivals de cinéma dont Travelling, Mirabelle Fréville développe des projets dont le dernier en date, le concours «Le scénario d’une nouvelle» permet à des jeunes scénaristes d’adapter des nouvelles d’un écrivain étranger. Elle est également commissaire d’exposition, productrice de la collection Photorama et réalisatrice de La Source, un court essai sur la photographie.

Orlando Torricelli
Orlando Torricelli est né à Santiago du Chili en 1953. Après des études de lettres à l’Université du Chili, interrompues par le coup d’état de septembre 1973, il s’installe à Paris où il exerce diverses occupations. Il collabore avec les émissions « Envoyé spécial » de France 2 et « Faut pas rêver » de France 3. Responsable de rubrique à R F I depuis 1999, il est chargé des cours à l’Université de Reims, filière journalisme.

Sections parallèles

L'Europe Extrême

Table ronde : L’EUROPE EXTREME

Mercredi 27 mars à 16h30

En présence des réalisatrices de la section

Animée par Sylvie Braibant, rédactrice en chef de TV5 Monde

Bulgarie, Croatie, Géorgie, Hongrie, Pologne, République-Tchèque, Roumanie, Russie, Serbie, Slovaquie, Ukraine…

Ce panorama en 25 films contemporains, essentiellement signés par de jeunes réalisatrices, dresse un état des lieux de cinématographies dynamiques évoluant dans des contextes de productions souvent précaires et d’une aire géographique qui n’en a pas fini de vivre les bouleversements politiques et socio-économiques de la période postcommuniste. D’une manière générale, le passé s’apparente à une force qui ne cesse de ressurgir ; l’histoire plus ou moins récente infuse de nombreux films, de sa part la plus tragique. Le temps est passé sur les corps, mais aussi sur les espoirs. Face au présent des pays sous la bannière du capitalisme depuis plus de 20 ans, on formule une peur qui sonne souvent comme une désillusion ; c’est un peu toute l’Europe que l’on peut reconnaître dans cette crispation et ces espoirs déçus. Dans des pays ballottés par les vents de l’histoire du XXe siècle, l’archive tient une place particulière. D’inquiétants échos avec le passé se produisent et la désorientation touche bien souvent les personnages réunis dans cette programmation. Arnaud Hée

Fresh Air
Le Voyage De Monsieur…
Un Été Avec Anton
Metal Marioupol
Charges Communes
Cheveux Rouges Et Café…
East Punk Memories
Sous La Ville
Decrescendo
Private Universe

Les Bonnes

Conférence « Les Bonnes – Remue-ménage en images! » – dimanche 24 mars – 14h30

animée par Geneviève FRAISSE, philosophe et historienne de la pensée féministe

Geneviève Fraisse est philosophe, historienne de la pensée féministe, directrice de recherche au CNRS. Ancienne déléguée interministérielle aux droits des femmes, ancienne députée européenne (1997-2004). Elle travaille notamment sur l’histoire de la controverse des sexes, d’un point de vue épistémologique et politique.

Geneviève Fraisse nous invite, à partir de son ouvrage Service ou Servitude. Essai sur les femmes toutes mains, à suivre l’histoire de ces “éternelles invisibles”. “Le service domestique, ménage traditionnel ou soin du vulnérable, relève de l’ironie, ironie d’une question sociale difficile, embarrassante et politiquement provocatrice. Sa critique s’avère improbable. Le travail domestique est un irréductible de la vie quotidienne de l’espèce humaine, et l’exploitation des femmes, domestiques salariées ou femmes au foyer, reste invisible pour beaucoup de monde. Franchir la ligne de séparation entre le privé et le public est un acte transgressif”. Signature de son livre Service ou servitude, essai sur les femmes toutes mains, 1979, édition augmentée, Le Bord de l’eau, 2009.à la librairie «Violette &Co»

suivie de

19h30 : Brèves rencontres de Kira Mouratova

21h : A simple Life, avant-première

Le Monologue De La…
Le Journal D’une Femme…
Scènes De Ménage
Vous Êtes Servis
Félicità
The Maid
Puzzle (Rompecabezas)
Brèves Rencontres (Korotkie Vstrechi)
Dans Les Champs De…
Nosilatiaj. La Belleza (Beauty)

Autoportrait : Jeanne Balibar

Jeanne Balibar – Une vie à plusieurs voies

Jeanne Balibar nous reçoit chez elle pour préparer le programme de l’Autoportrait que nous lui consacrons. Un moment de concentration et de générosité, de réflexion et de partage d’idées. Un moment de confidences sur un métier et ses rituels. Un moment de grâce et de chaleur humaine incomparable. Elle nous parle de cinéma avec passion et discernement. Mais aussi de théâtre et de musique, car elle s’est lancée dans la chanson en 1999 avec l’aide de Rodolphe Burger, son guitariste, d’art et de politique. D’emblée, Jeanne se concentre sur le choix à faire parmi ses films. Sans hésitations, elle nous fait part de ses choix majeurs: Laurence Ferreira-Barbosa, Pia Marais, Arnaud Desplechin, Jean-Claude Biette, Jacques Rivette, Pierre Léon….
Etre comédienne et définir mon rapport au monde 
Si ça avait été possible pour moi de définir mon rapport au monde à travers le travail purement intellectuel de la recherche, je l’aurais fait. C’était à ma disposition puisque c’était dans ma famille. Les universitaires et les artistes sont des gens très différents. Les premiers ont un rapport au monde, au savoir, à la culture qui est extrêmement différent du mien ; l’endroit où ça m’intéressait réellement de le faire, c’était en tant que comédienne. 
Mettre le cinéma de la faiblesse au cœur des institutions 
Il faut se poser la vraie question de l’esthétique. Se demander pourquoi est-ce qu’un certain type de cinéma n’est pas admis aujourd’hui ? Pourquoi il n’est pas soutenu par les institutions, qui sont des lieux de pouvoir ? Le cinéma ainsi refusé est un cinéma radical, un cinéma de la faiblesse tel que le pratiquent des réalisatrices qui se mettent du côté de ceux qui n’ont pas le pouvoir et parlent de la place du faible. Il n’est pas nécessaire d’être une femme. Philippe Garrel a les mêmes problèmes que Pia Marais pour faire exister son cinéma dans les lieux de démonstration de force que sont les grandes foires internationales. Je suis absolument convaincue qu’il faut continuer à mettre encore et toujours ces œuvres au cœur des institutions. 
La place des femmes dans la profession 
J’adore aller sur le tapis rouge. Je ne supporte pas une certaine parole féministe parce que je la trouve moraliste et réactionnaire et en même temps pas suffisante intellectuellement. Cela ne m’empêche pas de penser qu’il y a une horrible misogynie dans le milieu du cinéma français, à tous les niveaux mais, aussi horrible qu’elle soit, elle est moins pire qu’ailleurs. De manière générale, c’est plus difficile pour une femme de travailler. Et elles ont « naturellement » tendance à plus « accepter », dans la mesure où elles appartiennent à une minorité politique. Pia Marais, de même que Laurence Ferreira-Barbosa, sont de très grands talents du cinéma d’aujourd’hui. Sauf que Pia Marais est une femme, tout simplement et que la situation pour le cinéma allemand est difficile en France. Il y a une espèce d’ostracisme terrifiant sur les réalisatrices qui sont dans une très forte radicalité.J’ai un énorme problème avec ça. Pourquoi le film de Pia Marais n’a-t-il pas été vu ? C’est un film sublime, de très loin le meilleur venu d’Allemagne cette année-là. Apparemment la justice est un peu réparée puisqu’elle est en sélection officielle à Berlin cette année 2013. 
Débuts au cinéma 
Arnaud Desplechin est extrêmement important pour notre génération.Je trouve le personnage que je joue dans Comment je me suis disputé… (ma vie sexuelle) assez frondeur, résistant. Il est au-dessus des situations, comme s’il en avait déjà l’intelligence. On a l’impression que c’est un film sur l’adolescence mais au final l’âge est assez indéterminé : c’est juste le moment de la naissance d’un adulte. Mais c’est un film moins abouti, à mon avis, que J’ai horreur de l’amour, en apparence plus modeste mais en réalité plus profond. Arnaud Desplechin est plus hésitant, c’est normal car c’est un jeune cinéaste. Il est dans une esthétique baroque. Tandis que Laurence Ferreira-Barbosa est dans une esthétique plus minimale. Laurence est une cinéaste radicalement singulière, avec un regard extrêmement subtile et profond sur les rapports humains, sociaux. Sur toutes les questions cruciales, elle a une position unique au même titre que Patricia Mazuy ou Sophie Fillières. Son cinéma a parfois rencontré le grand public et parfois moins mais c’est quelqu’un qui a une œuvre qui comptera. D’autant plus que tous ses films sont gracieux, ce qui pour moi est une grande qualité d’une œuvre d’art. 
S’approprier tous les aspects des choses 
Jean-Claude Biette a été la rencontre artistique de ma vie, par excellence. Il y a deux rencontres qui ont été pour moi des illuminations: l’actrice Madeleine Marion qui a été mon professeur au conservatoire et Jean-Claude Biette. Ce sont deux personnes qui faisaient tout « à leur manière ». Avec pas mal de stratégie, au bon sens du terme, pour pouvoir faire exister ce à quoi ils croyaient. Ne se soumettant jamais à aucun diktat,travaillant avec les contraintes imposées par les circonstances. Ils les prenaient à bras le corps, mais ils inventaient toujours une manière de s’approprier tous les aspects des choses qu’ils produisaient et pour moi ça a été une grande leçon. Je remercie l’existence de les avoir placés sitôt sur mon chemin. Très vite j’ai su ce que j’aimais grâce à eux. Jean-Claude a son œuvre. C’est un cinéma métaphysique,singulier,comique et profond. Trois ponts sur la rivière est un film magnifique sur le couple et sans doute, la réussite du film tient au fait que Mathieu et moi étions un vrai couple dans la vie, comme Tom Cruise et Nicole Kidman dans Eyes Wide Shut. On venait d’avoir notre premier fils. C’est parfois intéressant pour un cinéaste car la caméra enregistre toujours la vérité de la situation dans laquelle on est. 
Etre cinéaste, c’est une manière de regarder 
La rencontre avec Jacques Rivette fut un moment singulier dans ma vie. Tout d’un coup, j’arrive dans une œuvre que je connais : son cinéma fait partie des choses qui m’ont formée, qui m’ont donné envie de faire du cinéma, qui ont formé mon goût. Dans Va savoir, il n’y avait pas de scénario, il y avait juste cinq pages qui racontaient l’histoire qu’on devait tourner. Il nous donnait les dialogues au jour le jour, c’était super. C’est curieux, un cinéaste. C’est quoi ? C’est une manière de regarder au fond. Par définition, le regard c’est dans les yeux, il suffit de regarder quelqu’un et on sait si son regard vous convoque ou pas pour travailler avec lui. Le scénario, je m’en fous complètement. Si la politesse n’exigeait pas que je dise deux, trois mots sur le scénario, je ne les lirais carrément pas. Avec Rivette, il y a toujours ce phénomène très étrange : il ne parle jamais de l’état du monde au moment où il fait un film mais ses films ont toujours reflété d’une façon incroyable leur époque. Dans Paris nous appartient on est étouffé par le film, comme par la société française du début des années 60. L’Amour fou, au contraire, est une espèce d’explosion, il n’y a pas de plus beau film sur 68 je pense, alors qu’il n’en parle jamais directement. Ne touchez pas à la hache c’est pareil. C’est un roman de Balzac, « La duchesse de Langeais », très explicitement un roman sur la Restauration, ce moment de retour réactionnaire après la Révolution et d’ailleurs il dit au début du livre que la duchesse incarne la Restauration. Rivette m’avait dit de le relire, et la première chose sur laquelle je tombe, c’est ce personnage qui incarne cette époque historique. Comme idée abstraite c’est très beau mais, concrètement, comment fait-on quand il faut incarner une époque très lointaine, dont on ne sait rien ? Le film est sorti quinze jours avant l’élection de Sarkozy, c’est un film sur un retour de bâton réactionnaire, un moment où les progrès sont abîmés. Le film donne étrangement cette sensation : il parle de cette époque du 19ème siècle mais il parle aussi de la France de 2005, juste avant Sarkozy et tout ce qu’on a vécu depuis. J’avais lu une interview de Philippe Garrel où il disait que Ne touchez pas la hache était l’un des plus grands films de l’histoire du cinéma français et moi je pense que c’est un des plus grands films de Rivette. C’est le pendant de L’Amour fou
qu’il a fait en 69 avec Kalfon et Bulle Ogier. Ce sont deux grands films très violents sur la réalité de l’amour. 
Le plaisir de chanter
Le Plaisir de chanter est la meilleure comédie française de ces dix dernières années. C’est une comédie d’un garçon qui s’appelle Illan Duran Cohen, écrivain au départ. Quand Ellen est sorti deux ans après, les journalistes me disaient Le Plaisir de chanter, quel film extraordinaire. Je leur disais : que ne l’avez-vous écrit à l’époque, que n’avez-vous exigé la une de votre journal si c’était si bien que cela ! L’Idiot a été réalisé par Pierre Léon, un cinéaste que j’aime beaucoup. Il a commencé dans ce groupe qui s’appelle les « Spy Films », un petit collectif de réalisateurs. Il est aussi un grand critique de cinéma. Nous avons coréalisé ensemble Par exemple Electre. Pierre Léon est le grand cinéaste de la métonymie. Il filme la plus petite chose pour raconter le tout. Là, on a filmé un court chapitre du livre de Dostoïevski où se déploient toutes les question du livre, ainsi que toutes sortes de questions psychologiques, philosophiques, métaphysiques, cinématographiques… 
Electre, un personnage qui se bat pour la justice
Par exemple, Electre est donc un film que j’ai co-réalisé. J’ai eu l’idée de fabriquer un objet cinématographique au bord de la mer à Deauville, à partir de la pièce de Sophocle, Electre qui est un personnage qui se bat pour la justice mais en vain. Au fond, c’est sur le fonctionnement d’une utopie, incarnée par un personnage : qu’est ce que c’est que de soutenir une idée contre des circonstances historiques ou politiques, en n’arrivant jamais à rien sinon à avoir fait exister cette idée dans l’esprit des gens ? J’ai appelé Jeanne Lapoirie, qui est une grande chef opératrice, Emmanuelle Béart, Barbet Schröder puis on a commencé a tourner six jours au bord de la mer. Ensuite, je me suis dit qu’il faudrait retourner à Paris et m’associer avec quelqu’un et plus précisément avec Pierre. Il est venu me rejoindre dans un deuxième temps. On a tourné encore six jours et à partir de cela on a fabriqué ce film très singulier. Il a été sélectionné au festival de Rotterdam et puis il a eu cette mention spéciale au prix Jean Vigo. 
Ne change rien
Ne change rien est un film très important, un peu comme Va savoir de Rivette. Le réalisateur, Pedro Costa, est un cinéaste qui travaille très peu avec des acteurs professionnels. Nous nous sommes rencontrés au Festival de documentaires de Marseille (Le FID) où nous étions tous les deux membres du jury. Nous sommes devenus amis. Nous avions des goûts très proches et je lui ai dit : « C’est dommage parce qu’il y a tout un pan du cinéma contemporain que je préfère, en tant que spectatrice et qui ne peut absolument pas fonctionner avec des acteurs professionnels ». Par la suite, il est revenu avec ce cadeau extraordinaire ; de faire ce film sur moi où il ne m’utilise pas comme actrice dans le sens traditionnel du terme, mais où il fabrique un film qui appartient à cette mouvance du cinéma contemporain et dans lequel j’ai quand même pu « exister » bien qu’étant une actrice. C’était merveilleux… 
Etre une artiste
Valeria Bruni-Tedeschi, Marianne Denicourt, Emmanuelle Devos et moi avons vécu en même temps nos premières expériences de théâtre et de cinéma. Chez les musiciens de jazz, certains sont à la fois saxophonistes et pianistes. D’autres n’ont qu’un seul instrument. Théâtre et cinéma, utilisent deux techniques radicalement différentes mais c’est toujours pour jouer la comédie. Moi, il se trouve que j’aime pratiquer les deux. Même les trois puisque je chante aussi. La musique, ce n’est pas du tout les mêmes milieux, les mêmes gens, les mêmes contextes professionnels. Ce sont des milieux voisins, qui se rencontrent, qui se connaissent, qui s’estiment mais qui ne sont pas les mêmes. […] Le fait que je fasse aussi de la musique, de la mise en scène, cela se rapproche plus de la démarche de certains artistes contemporains qui ont plusieurs pratiques, qui peuvent passer de l’art vidéo à la sculpture, à l’écriture. Cette idée que l’on peut être une artiste qui se déploie à travers plusieurs pratiques artistiques, c’est super.
Propos recueillis par Jackie Buet
Et mis en forme grâce aux concours attentifs de Florence Robin et de Andréa Palasciano
Films programmés :
À l’âge d’Ellen de Pia Marais
J’ai horreur de l’amour de Laurence Ferreira-Barbosa
Trois ponts sur la rivière de Jean-Claude Biette
Va savoir de Jacques Rivette
Le Plaisir de chanter Ilan Duran Cohen
L’Idiot de Pierre Léon

Évènements

LES NOUVELLES FORMES DU FEMINISME

Mardi 26 mars à 17h et 19h

en présence de : Myriam Fougère, Nadia El Fani, Caroline Fourest, Les Femen

Aujourd’hui les femmes de la jeune génération semblent s’emparer plus aisément des médias et de leur image sans avoir peur de revendiquer une féminité longtemps ridiculisée et opprimée. Une période d’agitation nouvelle se profile. Elles viendront témoigner de l’héritage et de leurs engagement féministe.

Carte Blanche MAC/VAL – jeudi 28 mars 19h

À l’invitation du Festival International de Films de Femmes, le MAC/VAL-Musée d’art contemporain du Val-de-Marne, propose une sélection d’oeuvres vidéo réalisées par trois artistes femmes de sa collection : Cécile Paris, Valérie Jouve, Kimsooja. Qu’elles évoquent des exils dramatiques oudes transports très quotidiens, ces oeuvres dessinent un territoire commun, celui de la présence des individus au monde. Cécile Paris

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A propos du MAC/VAL

Le MAC/VAL- Musée d’art contemporain du Val-de-Marne, est le seul musée à être exclusivement consacré à la scène artistique en France depuis les années 50. Il est né de la conviction du Conseil général du Val-de-Marne qu’un soutien à la création artistique, tourné résolument vers le public, concourt à l’épanouissement de chacun. 2000 oeuvres composent la collection. En résonance avec les accrochages de la collection, trois à quatre expositions temporaires sont présentées annuellement. Monographiques ou collectives, elles prennent la forme d’une invitation, naissent de la rencontre entre l’artiste et le musée.

L’équipe du MAC/VAL met son imagination au service du public en proposant des actions innovantes pour rendre accessible à tous la découverte de l’art d’aujourd’hui. Plus d’information sur le site du MAC/VAL : www.macval.fr MAC/VAL-Musée d’art contemporain du Val-de-Marne, Conseil général du Val-de-Marne

Carte Blanche L’ETRANGE FESTIVAL – jeudi 28 mars à  21h

À l’invitation d’une carte blanche offerte cette année par le Festival de Films de Femmes de Créteil, L’Etrange festival fera découvrir et en sa présence, deux documentaires de la réalisatrice Française Angélique Bosio, dont le travail et les préoccupations rejoignent parfaitement la ligne éditoriale de la manifestation.

En présence de Fifi Chachnil

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A propos de l’Etrange Festival

Né en 1993, du constat qu’il devenait de plus en plus difficile d’accéder en France à un cinéma dit « différent », L’Etrange festival n’a cessé depuis de faire découvrir des oeuvres et des cinéastes du monde entier, reconnus aujourd’hui, pour la plupart( Kim Ki Duk, Nicolas Winding Refn, Takashi Miike, Gaspar Noe…). Étonnants, atypiques, bizarres, les films présentés depuis 20 ans sont issus de tous les genres. Du fantastique au drame, l’horreur côtoie aussi bien le documentaire que le conte pour enfants. La programmation du festival se déroule chaque année au rythme de focus et autres cartes blanches offertes à des réalisateurs, de nuits thématiques, ou encore, depuis 2004, de soirées concerts appelées L’Étrange Musique. Toujours dans la lignée de l’étrange, et en parallèle de la programmation cinématographique et musicale, le public est également invité à visiter des expositions dans divers galeries parisiennes.

Soirée Tunisie et Laïcité – samedi 23 mars à  19h

Même pas mal de Nadia El Fani, Alina Isabel Pérez

TUNISIE

2012 | documentaire | 1h06

HD Cam | couleur | vostf

Image : Alina Isabel Pérez, Dominique Lapierre, Nadia El Fani, Fatma Cherif

Montage : Jeremy Leroux

Production : K’ien Production, TV5 Monde

Le double combat de Nadia El Fani contre les islamistes et contre son cancer. Un film sur la liberté d’expression, sur les combats artistiques, créatifs et politiques plus que jamais nécessaires dans un pays aux prises avec certaines tendances obscurantistes. Un film pour illustrer la maxime intemporelle de Victor Hugo : « ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent».

Nadia El Fani’s double combat: against Islamists and against her cancer. A film about freedom of expression, about the artistic, creative and political struggles which in countries faced with obscurantist tendencies are necessary more than ever. A film to illustrate the timeless adage of Victor Hugo: « those who live are those who fight ».

Samedi 23 mars à 19h

Rencontre avec Nadia El Fani

Tunisie et Laïcité avec le soutien de La Ligue des droits de l’Homme

Soirée Nouvelles formes du féminisme – mardi 26 mars à  19h

Nos seins, nos armes de Nadia El Fani, Caroline Fourest

FRANCE

2012 | documentaire | 1h06

Beta Num | couleur | vf

Production : Nilaya Productions

Elles sont provocantes et en colère. Elles protestent seins nus et partent en guerre contre le patriarcat, les dictateurs, la prostitution, et les religions ! Ces guerrières sont le nouveau visage du féminisme, leurs corps sont devenus leurs armes. Et elles sont prêtes à payer le prix de ce combat par la prison ou l’exil. ce film raconte l’histoire réjouissante et parfois violente d’un mouvement désormais planétaire Les Femen.

They are angry, and they are provocative. They protest with bare breasts and lead the struggle against patriarchy, dictators, prostitution, and religion! These warriors are the new face of feminism, they have made weapons out of their bodies. And they are ready to pay the price of this fight in prison or in exile. This film tells the inspiring and sometimes violent tale of a planetary

movement.

Mardi 26 mars à 19h

Rencontre avec Nadia El Fani, Caroline Fourest et les Femen

Soirée Queers – samedi 30 mars à  19h

Queens de Catherine Corringer

FRANCE

2012 | expérimental | 1h15

Blu Ray | couleur | vf

Scénario : Catherine Corringer

Image : Emmanuel Valette

Montage : Catherine Corringer

Création sonore : Noblesse Oblige, Lorène Abfayer, Catherine Corringer

Interprétation : Helmut B, Catherine Corringer, Hervina, King Lear, Catherine Robbe-Grillet

Production : Catcor Production

Queens est un film intégralement tourné en caméra subjective, par un personnage qui marche, qui voyage. « Queens » évolue dans un monde où la sexualité est proche de l’enfance, où le chemin de nos vies n’est pas linéaire mais dans un constant va-et-vient entre l’enfance et la vieillesse, la naissance et la mort, le féminin et le masculin. Catherine Corringer livre ici avec « Queens », une oeuvre inspirée et très personnelle, permanent voyage entre conscient et inconscient, entre imaginaire et phobies.

Queens is a film entirely shot with a subjective point of view, that of a person walking, traveling. Queens » lives in a world where sexuality is close to childhood, where the path of life is not linear but a constant backand-forth between childhood and old age, birth and death, feminine and the masculine. Catherine Corringer’s « Queens » is an inspired and very personal oeuvre, a permanent go-between conciseness and unconscious, between fantasy and phobias.

Samedi 30 mars à 19h

Rencontre avec Catherine Corringer

Soirée Solidarité Syrie – vendredi 29 mars dès 19h

Soirée Solidarité avec le peuple syrien, dans sa lutte pour la liberté et la dignité.

Avec le soutien de Amnesty International

L’association Souria-Houria (Syrie-Liberté) apporte son soutien à l’événement

Le FIFF invite, pour cette rencontre, des militantes syriennes :

Basma Kodamni : politologue,

Samar Yazbek : romancière,

Aicha Arnaout : poétesse,

Hala Kodmani : journaliste et modératrice de la rencontre

Sera également présente Marie-Hélène Mathonnière, responsable de la commission Syrie d’Amnesty International.

Cet événement s’inscrit dans la continuité de la manifestation internationale du15 mars 2013 a l’occasion des deux ans du début de la révolution syrienne. Les échanges seront suivis a 21h d’un documentaire en compétition Comme si nous attrapions un cobra de la réalisatrice syrienne Hala Alabdalla.

Un grand merci pour la belle initiative prise par la Fédération Internationale des ligues des Droits de l’Homme et de la Ligue des Droits de l’Homme : » Deux minutes pour la Syrie : des petits films pour une grande cause, stop aux massacres en Syrie ! » qui reste hélas orpheline car le soutien international à la cause syrienne demeure faible voire ambigüe.

Rencontre ACSE – samedi 30 mars

Chez Salah, ouvert même pendant les travaux de Nadia Bouferkas et Mehmet Arikan

FRANCE

2012 | documentaire | 52mn

Beta Num | couleur | vf

Image : Nadia Bouferkas et Mehmet Arikan

Montage : Nadia Bouferkas et Mehmet Arikan

La réalité aura rarement aussi bien imité la fiction, tant Chez Salah, ouvert même pendant les travaux évoque le scénario d’un film populaire. Jadis centre industriel à la jonction de Roubaix et Tourcoing, la zone de l’Union est en pleine mutation à la suite d’un ambitieux projet de renouvellement urbain : tout a été rasé, à l’exception de “Chez Salah”, café ouvert en 1965 et relique ultime d’un quartier habité surtout par des ouvriers émigrés. Son propriétaire Salah Oudjane refuse de vendre cet immeuble usé de deux étages où il a passé l’essentiel de sa vie. Devenu symbole malgré lui d’une résistance à la “gentrification” (rénovation d’un quartier populaire au profit de couches sociales aisées), il est l’improbable héros de cette chronique où, au fil des saisons, on voit les bulldozers faire le vide autour de son café, dressé tel un phare dont la lueur semble attirer d’anciens habitants du quartier.

Reality will rarely imitate fiction as well, as in Chez Salah, ouvert même pendant les travaux and its popular working-class storyline. Once an industrial centre at the junction of Roubaix and Tourcoing, the area of the Union is changing as a result of an ambitious urban renewal project: everything has been torn down, with the exception of « Chez Salah » a café that opened in 1965 and last relic of an area inhabited mainly by migrant workers. The owner Salah Oudjane refuses to sell this two-storey rundown building where he spent most of his life. Unwillingly becoming a symbol of resistance to « gentrification » (renovation of a neighborhood for the future use of wealthy social classes), he is the unlikely hero of this story where throughout the seasons, we see the bulldozers crashing down everything around the coffee shop, that stands such a beacon whose light seems to attract former residents.

Au FIFF, L’Acsé (L’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances) soutient diverses actions en faveur des habitants des quartiers relevant de la politique de la ville, dans les domaines de la prévention des discriminations et de l’égalité des chances. A ce titre, l’aide aux actions artistiques et culturelles permet, en donnant accès à la culture, sous toutes ses formes, en ouvrant les esprits, de favoriser la mixité sociale et de dépasser les différences. L’Acsé aide la production de films, grâce aux fonds attribués au titre de la Commission « Images de la Diversité » et les festivals de cinéma qui leur donnent une visibilité. Le partenariat avec l’AFFIF permet de faire découvrir à un très large public des films remarquables, accompagnés de débats riches de sens et de perspectives.

Cet engagement mérite d’être souligné et soutenu.

www.lacse.fr

Samedi 30 mars à 15h

En présence de Catherine de Lucas de l’Acsé et de Pierre Congroux, directeur de l’urbanisme de la ville de Créteil

Forum Arte actions culturelles – samedi 30 mars

Rencontre avec l’atelier LUDWIGSBURG-PARIS

« ARTE, chaîne francoallemande, est fière d’accompagner le Festival International de Films de Femmes qui fête cette année ses 35 ans, et qui a toujours entretenu une relation forte avec le cinéma des réalisatrices d’outre-Rhin. ARTE soutient le festival en initiant des rencontres et des projections originales qui donnent à voir les oeuvres des créatrices et à entendre leur parole. En cette année de cinquantenaire du Traité de l’Elysée, je me réjouis qu’ARTE mette à l’honneur l’Atelier Ludwigsburg-Paris. Pilotée par la Femis et la Filmakademie Baden-Würtemberg, cette formation, soutenue par le programme Media, l’OFAJ et  ARTE, permet depuis dix ans aux jeunes producteurs français, allemands et européens de se rencontrer, d’apprendre et de créer ensemble. ARTE propose ainsi, dans le cadre du Forum Actions Culturelles du Festival, une rencontre avec les participants de la session 2012 de l’Atelier et une projection de leurs films en présence de Christine Ghazarian de la Femis et de Nadja Dumouchel d’ARTE G.E.I.E. Bon festival à toutes et à tous ! »

Véronique Cayla

Depuis 10 ans, l’Atelier Ludwigsburg-Paris propose à une nouvelle génération de jeunes producteurs et distributeurs français, allemands et européens une formation d’un an organisée conjointement par la FILMAKADEMIE BADEN-WÜRTTEMBERG et La FEMIS à Paris.

L’Atelier Ludwigsburg – Paris a pour mission d’apprendre aux participants à développer en commun la production d’une collection de courts-métrages de fin d’études coproduits par SWR/ARTE. Chaque année 18 participants : 6 français, 6 allemands et 6 européens issus d’autres pays de l’Union participent à ce projet qui reçoit le soutien des Etats français et allemands, du programme Media de l’Union européenne et de l’Office franco-allemand pour la Jeunesse. Projection d’une sélection des films de l’Atelier Ludwigsburg-Paris 2012

Projection d’une sélection des films de l’Atelier Ludwigsburg-Paris 2012

ww.atelier-ludwigsburg-paris.com

Diffusion de la collection des 9 films sur ARTE le 5 avril 2013 autour de 01h00

Samedi 30 mars à 16h30

Suivie d’une rencontre avec des participants à l’Atelier,

en présence de Christine Ghazarian, directrice du projet à La FEMIS et Nadja Dumouchel, ARTE GEIE

Mbëkk Mi
Le Voyage De Crulic…
Forgotten Marriage De Tereza…
À L’âge D’ellen

Masterclass

LES PIONNIERES DU CINÉMA

Master Class animée par Jonathan Broda, réalisateur et docteur en recherches cinématographiques

Vendredi 22 mars 18h

Cette communication a pour objectif de présenter et honorer la mémoire de certaines cinéastes qui ont fortement compté durant les 50 premières années de l’histoire du cinéma : Alice Guy, Loïs Weber, Frances Marion, Dorothy Arzner, Germaine Dulac, Lotte Reiniger. Nous allons donc parcourir d’autres histoires du cinéma, en France, en Allemagne et aux Etats-Unis, principalement, non pas que les autres cinémas nationaux n’aient pas donné leur chance aux femmes durant les débuts du cinéma, mais les cas de la très prolifique –près de 60 films– Elvira Notari (en Italie) apparaît comme isolé.

Né en 1970 à Toulouse, Jonathan Broda est diplômé de l’ESAV. Réalisateur d’une dizaine de films, il est également docteur en recherches cinématographiques et enseignant en Histoire du cinéma et analyse de films dans différents centres de formation audiovisuelle (Université Paris 3, Middelbury College et Sarah Lawrence, EICAR).

HOMOPARENTALITE

Master Class animée par Marie Mandy, réalisatrice

Mardi 26 mars à 16h30

La réalisatrice partagera avec le public son combat et sa démarche pour un cinéma toujours engagé entre le personnel et l’universel Marie Mandy est une réalisatrice belge, née en 1961 à Louvain (Leuven-Belgique). Après une licence en philologie romane, elle étudie le cinéma à la London International Film School. Réalisatrice et photographe free-lance, elle réalise avant tout des documentaires.

suivie des projections de :

Nos parents sont gays et c’est pas triste de Marie Mandy

Belgique | 2003 | documentaire | 26mn

Des adolescents qui vivent en familles homoparentales témoignent de leur vécu. Ensemble, ils s’interrogent sur le modèle parental, sur leur propre identité sexuelle et sur les conséquences de l’absence d’un père. C’est le premier documentaire francophone à donner la parole à des enfants élevés par des couples gays.

J’ai deux mamans de Christine François

France | 2003 | documentaire | 55mn

Les trois filles de Marie-Laure et Carla ont été conçues par insémination. La loi protège les liens de Marie-Laure aux fillettes, car elle est leur mère biologique. En revanche, pour être reconnue comme deuxième parent, Carla a du engager une procédure d’adoption simple de Giulietta, Luana et Zelina. Le film visite le dossier des témoignages transmis au Juge.

LA LIBERTE DE VOIR

Master Class animée par Helen Doyle, réalisatrice

Vendredi 29 mars à 16h30

Présentation de son travail et de ses choix artistiques pour réapprendre à voir et s’interroger sur ce flux continu d’images. Cette année nous avons sélectionné son dernier film : Dans un Océan d’images, qui nous est apparu comme un film essentiel pour mener une réflexion sur « les flux d’images ». C’est pourquoi nous lui avons offert la possibilité de diriger une master class afin qu’elle guide le public à travers ses choix artistiques et la lecture de ses oeuvres. Nos relations professionnelles avec Helen Doyle datent des premières années du festival (1979 à Sceaux) et nous avons eu l’occasion, au cours de ces 35 ans, très régulièrement, de programmer ses films au fil du temps. Chacune de ses visites nous a permis d’organiser des débats et des rencontres sur sa démarche, le contexte professionnel québécois et les modalités d’échange entre nos deux pays. Ses films ont toujours été remarqués et primés chez nous et notamment : Soupirs d’âme a reçu le prix du public à Créteil en 2005, Birlyant une histoire tchétchène a été retenu en compétition à notre festival 2008.

Suivie de la projection de :

Dans un océan d’images de Helen Doyle

Canada | 2012 | documentaire | couleur | 1h32

-Dans cet océan d’images, Helen Doyle cherche celles qui émergent, nous donnent à voir autrement et, peut-être, nous aident à mieux comprendre les tumultes du monde.

 

Colloque Genre et cinéma

Lundi 25 mars 2013

10h – 10h30

« Où sont les femmes ? » Rapport de la SACD (Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques) sur la présence des femmes dans le milieu culturel. Sophie DESCHAMPS, scénariste et présidente de la SACD.

Présentation de l’association LE DEUXIEME REGARD, qui a pour objectif de créer un réseau de professionnel(le)s du cinéma (création et industrie) souhaitant promouvoir le rayonnement des femmes dans la création cinématographique.

10h30 -11h15

Geneviève SELLIER : Professeure en études cinématographiques. Université Michele de Montaigne Bordeaux 3. Membre de l’Institut Universitaire de France. Responsable de l’ANR ( Agence Nationale de la recherche) CINEPOP50

Cinéma des années 30 et de la Nouvelle Vague : approche genrée.

Depuis les tout premiers pas du cinéma, les représentations filmiques sont traversées par des rapports sociaux de sexe. L’histoire du cinéma français depuis les années trente et la naissance du parlant permet de prendre la mesure de cette dimension genrée des films, et les enjeux sociaux et politiques des normes sexuées qui sont transmises par les représentations dominantes, et que certains films tentent de déconstruire ou de transgresser.

11h45 – 12h30

Brigitte ROLLET : Chercheuse au Centre d’Histoire Culturelle des Sociétés contemporaines et chargée de cours à Sciences-Po.

Réflexions et pratiques du genre au cinéma: quelles histoires, quels personnages, quels regards, quels genres cinématographiques? A partir d’extraits, cette séance visera à penser le genre au cinéma sous toutes ses formes, du plus évident et visible (constructions cinématographiques des féminités, des masculinités et des alternatives), à ce qui l’est moins (dimension genrée des points de vue, des genres filmiques et des récits).

14h00 – 15h30 : Table ronde

Comment la presse se fait-elle (ou non) le relais de la place des femmes dans les métiers du cinéma ?

15H30 – 16H30

FILMS de FEMMES à l’Institut National de l’Audiovisuel

Présentation de la consultation à l’Ina THEQUE des archives du Festival (leçons de cinéma) numérisées par l’INA ainsi que le travail documentaire

17H : Projection du film Keep Smiling de Rusudan Chkonia

21h : SOIREE 35 ANS ! avec l’INA

En présence de Najat Vallaud-Belkacem, Ministre des Droits des Femmes et Porte-parole du gouvernement.